24 janvier 2020, deuxième entretien à l’ambassade pour Aurore. Elle a refait le formulaire DS-160 (oui oui, tout depuis le début, il faut tout ressaisir…). Bon, ok, elle avait dit qu’elle le ferait pendant les vacances de fin d’année, mais finalement, elle a plutôt profité de ces moments privilégiés en famille en Savoie. Du coup, à la rentrée, re-belote. Finalement, en sachant qu’il y a une fin (ce formulaire semble assez interminable la première fois), ça ne lui aura pris qu’une soirée. Formulaire rempli, direction le site de l’ambassade de Paris pour reprendre rendez-vous. Là, complication. La page sur laquelle elle arrive continue d’afficher le premier rendez-vous du 13 décembre et des options qui s’y rapportent mais pas de bouton « Planifier un nouveau rendez-vous » ou quoi que ce soit du genre. Heureusement, il y a une adresse email de support. La voilà partie à expliquer son problème. Réponse rapide le lendemain matin (oui, à minuit peu d’équipes de support répondent à ce genre de demandes). Il faut créer un nouveau « groupe »… Ok. Nouveau groupe créé en renseignant à nouveau ses informations. Prochain rendez-vous le 24 janvier (un vendredi pour quand même passer un week-end en amoureux en région parisienne, tant qu’à faire ♥). Plus qu’à prendre des billets de train et à poser la journée. Easy.
Cette fois-ci, c’est la bonne. Tout le monde y croit. Ils n’ont juste pas compris que c’était un projet construit, qu’elle tient à rentrer en France à la fin. Armée d’un document de son manager stipulant son retour en octobre, elle est sûre que la deuxième fois sera la bonne. Elle partira avec Manu début avril pour parcourir ces précieux kilomètres de PCT. Devant elle dans la file d’attente (un peu moins longue à 9h qu’à 10h), elle discute avec un jeune homme. Il part aussi pour le PCT. Résolution de la nouvelle année pour lui, il vient de le découvrir et de se décider à partir. Arrivée aux guichets, Aurore se dirige vers celui qui se libère, celui du fond, ou elle pense avoir reconnu son interlocuteur de la dernière fois. C’est bien lui. Il scanne son passeport et commence à lui demander ce qu’elle veut aller faire aux USA. Elle commence à parler. Puis il se rend compte que c’est lui qui lui a refusé le visa en décembre. Il lui rend alors son passeport en lui demandant d’attendre qu’un autre guichet se libère. En revenant à l’avant de la file, elle remarque le jeune homme d’avant en train de discuter à un des guichets. L’affaire est rapidement pliée pour lui. Son visa est accepté, il recevra son passeport d’ici une semaine. Aurore s’approche du guichet en question et donne son passeport. Après l’avoir scanné, son nouvel interlocuteur coupe le micro, enlève ses écouteurs et s’adresse à une autre personne derrière lui. Elle s’approche pour regarder l’écran et il se remet en place. Il lui demande ce qu’elle veut faire aux USA. Elle explique le PCT, montre le plan qu’elle a imprimé, son permis qu’elle a aussi imprimé et signé. Il lui demande ce qui a changé depuis sa dernière demande. Elle montre le document de son manager. Il lui demande ensuite si elle a l’habitude de la randonnée. Là, elle restreint la question à rando + bivouac. Ça ne peut pas avoir aidé. Elle parle de la vallée des Merveilles qu’elle a parcourue avec Manu l’été dernier. Trois jours de randonnée en autonomie, avec la tente sur le dos… « Trois jours ? Le PCT ce n’est pas trois jours ! » qu’il lui répond. Hey ! On ne peut pas tous faire des mois de rando à la suite avant notre première expérience de grande randonnée… Bref. Il finit par lui dire « on vous a refusé en décembre, je ne peux pas vous approuvé le visa » en lui redonnant son passeport et la feuille explicative du refus (qui n’explique pas grand-chose) comme le 13 décembre. Grosse déception. Grosse incompréhension.
Aurore est frustrée de ce second refus. Tout le monde y croyait, tout le monde va lui poser la question et elle devra expliqué à tout le monde qu’elle non plus ne comprend pas pourquoi est-ce qu’on lui a refusé le visa, deux fois. Elle rejoint son chéri dans un café où il l’attend au chaud (parce que à Paris en janvier, il fait froid dehors et que cette fois, il n’y a même pas Manu pour lui tenir compagnie pendant qu’ils servent de consigne à ordinateurs). Elle lui explique l’entretien et la phrase de clôture. Il fait ce qu’il peut pour lui remonter le moral. Ils regardent ensemble si elle peut obtenir un ESTA pour au moins faire les trois premiers mois. Mais non, il y a une question « de sécurité » (les fameuses « oui/non » auxquelles on ne répond que « non » à la fin de leurs formulaires) sur un potentiel refus de visa. Si on répond « oui », l’ESTA a toutes les chances d’être refusé.
Voilà. Pas de visa américain. Bye bye USA. Bye bye PCT.
